Marées - Pline, l'ancien
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Histoire autour des marées (2)- Pline l’ancien, dans son livre “Histoire Naturelle” raconte les marées. L’Histoire naturelle, qui compte 37 volumes, est le seul ouvrage de Pline l’Ancien qui soit parvenu jusqu’à nous. Ce document a longtemps été la référence en matière de connaissances scientifiques et techniques.
78 après JC : Pline, l’ancien
Il y a deux millénaires, les anciens connaissaient les bases de la théorie des marées.
Pline l’Ancien - Gaius Plinius Secundus - était un naturaliste romain, notamment auteur d’une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle.
Il est né en 23 après J.-C. à Novum Comum (Côme), et mort en 79 à Stabies, près de Pompéi, lors de l’éruption du Vésuve.

L’Histoire Naturelle
, qui compte 37 volumes, est le seul ouvrage de Pline l’Ancien qui soit parvenu jusqu’à nous.
Ce document a longtemps été la référence en matière de connaissances scientifiques et techniques. Pline a compilé le savoir de son époque sur des sujets aussi variés que les sciences naturelles, l’astronomie, l’anthropologie, la psychologie ou la métallurgie.
Deux marées par jour
Pline décrit le rôle de la Lune et du soleil dans le cycle des marées.
Livre2-XCIX. (XCVII.)
« J’ai déjà beaucoup parlé de la nature des eaux; mais ce quelles présentent de plus singulier est le flux et le reflux de la mer. La cause de ce phénomène, qui offre beaucoup de variétés, est dans le soleil et dans la lune. La mer, entre deux levers de lune, monte et redescend deux fois, toujours en vingt-quatre heures. A mesure que le ciel s’élève avec la lune, les flots se gonflent ; puis ils reviennent sur eux-mêmes lorsque, après son passage au méridien, elle descend vers le couchant; derechef, quand elle passe dans les parties inférieurs du ciel et gagne le méridien opposé, l’inondation recommence, et enfin le flot se retire jusqu’au lever suivant. »
Un décalage quotidien des marées
Pline se trompe quant aux raisons du décalage et de la durée des flux et reflux
Livre2-XCIX.
« La marée ne se fait jamais au même temps que le jour précédent, comme si elle était l’esclave de cet astre avide qui attire à lui les mers, et qui, chaque jour, se lève à un autre endroit que la veille.
Le flux et le reflux alternent à des intervalles toujours égaux, qui sont de six heures chacun, non pas des heures d’un jour, d’une nuit ou d’un lieu quelconque, mais des heures équinoxiales. Aussi ces intervalles, évalués en heures vulgaires, paraissent-ils inégaux suivant le rapport des heures équinoxiales avec les heures vulgaires du jour et de la nuit; ils ne sont égaux partout qu’aux équinoxes. »
Des marées moins influentes en Méditerranée
L’analyse que réalise Pline est remarquable.
Livre2-XCIX.
« Toutes les marées de l’Océan couvrent par leur débordement de plus grands espaces que celles des autres mers, soit qu’un système agissant dans sa totalité ait plus d’énergie qu’agissant dans une de ses parties, soit que l’immense étendue d’une mer ouverte à l’influence illimitée de l’astre y soit plus sensible qu’une mer circonscrite. C’est ce qui fait que ni les lacs ni les rivières n’ont de marées. »
Sources documentaires
Sources photographiques
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