Tempête sur le Roussillon
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Tempête sur le Roussillon - Pyrénées-Orientales. Neige à gros flocons, bourrasques de vent, vagues géantes d’Argelès au Barcarès, digues brisées, bateaux coulés…
Le lendemain de la tempête en mer à Banyuls-sur-Mer
Tempête sur le Roussillon DDM

Après trente heures de galère de neige et de tempête en mer dans les Pyrénées-Orientales, l’alerte orange a été levée hier en milieu d’après-midi alors que 5 000 foyers se trouvaient toujours privés d’alimentation électrique.
Au plus fort de la crise, 8 800 foyers n’avaient pas de courant dans tous les secteurs de montagne et de piémont et notamment dans le Conflent et le Vallespir, les secteurs les plus touchés avec une épaisseur de plus d’un mètre de neige à Serralongue. La RN 116 paralysée
Après le blocus du Perthus vendredi, pour cause de neige,c’est la route nationale 116 qui est restée, hier, longtemps paralysée entre Prades et Montlouis, rendant l’accès aux stations pratiquement impossible en journée alors que le « train jaune » lui-même était bloqué à Villefranche-de-Conflent par le manteau neigeux. La circulation sur la RN 116 a pu finalement être rétablie dans l’après-midi, le trafic sur l’autoroute A9 au col du Perthus ayant, de son côté, repris durant la nuit de vendredi. Le port de Banyuls dévasté
Sur le littoral, la décorative tempête de neige vite fondue s’est accompagnée d’une tempête d’une intensité rarement vue sur la côte rocheuse. Mais sans faire de victime, du moins en France (lire encadré). Seul un retraité engagé dans un passage à gué en voiture a été sauvé de la noyade. « Nous avons lancé l’alerte vendredi à 10 h 00 alors que nous nous attendions à des vagues gigantesques à partir de 14 h 00. Les élus du littoral ont joué le jeu en dissuadant les plaisanciers de partir en mer alors que ce matin-là le temps était bon pour une petite promenade en Méditerranée », explique François Claude Plaisant, directeur de cabinet du préfet qui s’est déplacé hier matin jusqu’à Cerbère pour constater l’étendue des dégâts.
La digue qui protégeait le port et la ville a été brisée sous l’impact des vagues pour dévaster les premiers bâtiments : quelques commerces, une école et la route. Et pour déposer 40 tonnes de galets dans les bas-quartiers. à Banyuls, la forte houle, avec des paquets de mer de 6 à 8 mètres de haut, a dévasté le port de plaisance, fissurant gravement la jetée et coulant cinq embarcations qui avaient rompu leurs amarres.
Serge Paillarès, le directeur du port de Saint- Cyprien, qui est aussi président de la fédération nationale des ports, explique: « Sur la Côte Rocheuse, de Collioure à Cerbère, les vagues, boostées par la profondeur de la mer dans ce secteur, sont montées jusqu’à huit mètres de haut. Elles ont très durement éprouvé les digues qui servent de boucliers structurels pour les bateaux mais aussi pour les constructions. D’Argelès au Barcarès, on a noté des vagues de moindre amplitude de 5 à 6 mètres à cause du faible niveau de profondeur. Mais les digues ont aussi souffert. Elles ont bougé sous les coups de bélier ininterrompus entre vendredi quatorze heures et ce samedi matin. Au plus fort de la tempête, le niveau de la mer est monté de 1,50 mètre. Ce matin, il était encore de 709 centimètres au- dessus du niveau habituel ». Le directeur du port de Saint- Cyprien a réclamé un classement en catastrophe naturelle de toutes les structures maritimes directement touchées par cette tempête d’une intensité exceptionnelle. - (extrait de l’article)
Source documentaire
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