comment les espèces évoluent au fil des ans
Par Chtipecheur le jeudi 14 janvier 2010, 07:46 - Pêche du bord de mer - Lien permanent
Les mystérieux poissons retrouvés échoués sur le trait de côte récemment témoignent de l’évolution de la faune marine aux abords du Calaisis ces dernières décennies. Certaines espèces se sont raréfiées, d’autres ont fait leur apparition. Des férus de pêche témoignent: un article paru dans la Voix du Nord du 14 décembre 2009 .
Marcel Legrand nous parle d’un temps que les pêcheurs de moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Dans les années soixante, avec une centaine d’hameçons, on pêchait facilement 300 à 400 kg de raies en une seule marée
, se souvient le Coquellois, qui affichera bientôt 80 printemps, dont une bonne partie à traquer le fretin sur la Côte d’Opale. Mais aujourd’hui, cette espèce de poisson se fait rare. Il y a trente ou quarante ans, les anciens pêchaient régulièrement depuis la plage de Sangatte du chien de mer, de la raie ou de la roussette, témoigne Gilles Mainvis, président du Lancer blériotin depuis 15 ans. Mais plus maintenant, à part quelques rares prises.
La daurade grise, que l’on trouvait facilement autrefois autour des caps, a également marqué le pas, avant de réapparaître plus au large.
Influence climatique ?

Certaines espèces ont disparu. D’autres ont fait leur apparition à l’image de cette daurade royale…
Désormais, les variétés de poissons sont très limitées en pêche de bord de mer
, souligne Gilles Mainvis. Les plus courantes sont le flet, le carrelet et le bar, sans oublier l’anguille aux beaux jours, ainsi que le tacaud, le merlan et la morue en hiver.
Certes, les techniques de pêche ont évolué. Sur la côte, ses adeptes ont troqué les lignes de fond (hameçons) et les folles
(filets) placées à même le sable contre la ligne, qui ne cible pas les mêmes prises. Reste que la pêche intensive et l’évolution climatique ne sont pas étrangères à ces évolutions.
Paradoxalement, d’autres espèces ont fait leur apparition. C’est le cas de la daurade royale, pourtant plus habituée aux eaux de la Méditerranée et de l’Atlantique. On en pêche maintenant quelques beaux spécimens lors des concours depuis la digue Carnot, à Boulogne
, précise Gilles Mainvis.
Mais pour le coup, le réchauffement des eaux n’est peut-être pas la seule explication. Certains désignent ainsi la ferme aquacole de Gravelines, qui élève désormais ce type d’espèce.
PAR SYLVAIN DELAGE
calais@lavoixdunord.fr PHOTOS REPROS « LA VOIX »
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Calais/actualite/Secteur_Calais/2009/12/14/article_peche-en-bord-de-mer-comment-les-especes.shtml