Tortues marines Luth

La Tortue luthDermochelys coriacea est la plus grande des sept espèces actuelles de tortues marines, la plus grande des tortues de manière générale. La Tortue luth fréquente tous les océans de la planète, mais sa survie est gravement menacée par les filets de pêche, la pollution et l’urbanisation du littoral.

Au secours des tortues marines et les dauphins

PERTUIS CHARENTAIS. C’est une forme d’appel de détresse lancé à tous les navigateurs : informer des observations de tortues et mammifères marins aide à leur protection - Un article publié sur Sud Ouest.com le 18 juin 2009

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Dans les pertuis charentais, le bénévolat est une clé de la conservation des espèces marines. C’est la philosophie de l’opération « Observateurs des pertuis », que le Centre d’études et de soins des tortues marines de l’Aquarium de La Rochelle, et le Centre de recherche sur les mammifères marins, ont réactivé hier, comme au seuil de chaque été.

Cette campagne s’adresse à tous les navigateurs. Elle invite les pêcheurs professionnels, les plaisanciers, les agents des services de l’État, à signaler leurs observations en mer de tortues et mammifères marins [1].

Un capital renseignement précieux, comme en témoigne le biologiste de l’Aquarium, Pierre Morinière : « Ce sont des animaux protégés sur lesquels nous ne disposons que de peu d’informations. Or, leur fréquentation des pertuis, principalement l’été, est représentative de l’état de santé de ces milieux. »

Les scientifiques sont demandeurs de tout type d’information. Y compris de celles portant sur la fréquentation répétée d’un site par une espèce dont des pêcheurs professionnels pourraient être les témoins et dont ils estimeraient qu’il n’est pas capital d’informer de la récurrence.

Une base de données

Depuis 1988, l’opération a totalisé 993 observations de tortues du Pays Basque à la Manche, très majoritairement (81 %) au large des côtes charentaises et girondines. En détaillant pour les mammifères marins, les retours d’information depuis 1996 se soldent par deux observations de marsouins communs, 50 de dauphins communs, 430 de grands dauphins et 180 de globicéphales noirs. Notez que les fiches d’observations autorisent de relever d’autres espèces telles que le poisson-lune, le requin-pèlerin ou le requin-tigre (dont un spécimen a été pêché l’année dernière à Fouras). Peut-être les observateurs feront-ils aussi remonter les errements de petits dauphins noirs dont deux spécimens ont été vus il y a deux ans, alors que l’aire de distribution habituelle de ce mammifère est la Méditerranée. Sa présence en Atlantique est-elle un effet du réchauffement océanique ? Pas de réponse catégorique des scientifiques.

Toutes ces informations ne sont pas compilées pour le seul plaisir de renseigner des fichiers. Si le ministère de l’Écologie et du développement durable encourage aujourd’hui cette collecte, c’est qu’elle a une incidence précise sur les dispositifs de protection des espèces. Les données fournies par le Centre des mammifères marins ont aidé à délimiter l’extension en mer du périmètre Natura 2000.

Cette cartographie a aussi permis, lorsqu’il s’est agi d’implanter des champs de filières d’élevage de coquilles dans les pertuis, d’éviter les zones où ces animaux sont les plus présents.

Et dernièrement, ces détails ont été redemandés dans le cadre des études sur l’implantation d’éoliennes en mer.

Auteur : Philippe baroux

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Des analyses sur leur origine

Le Centre d’études des tortues marines de l’Aquarium de La Rochelle collecte, depuis plusieurs années, des échantillons de muscles sur les tortues luth échouées sur le littoral atlantique français.

En 2008, la National Océanic and Atmosphéric Administration, basée en Californie, a réalisé des analyses génétiques de ces échantillons, afin de déterminer l’origine des tortues luth présentes dans l’Atlantique. Les premiers résultats indiquent que les tortues luth qui sont observées ou échouées sur nos côtes sont d’origine caribéennes. De nouvelles analyses sont en cours, et l’addition de nouveaux échantillons, permettront d’affiner leur origine.

Il s’agira, ainsi, de mieux appréhender le comportement migrateur de cette espèce qui est actuellement inscrite sur la liste rouge de l’International union for conservation of nature en danger critique d’extinction, et ainsi de mieux contribuer à sa protection.

Source documentaire

Note

[1] Les fiches d’observations peuvent être retirées dans les capitaineries. Ou contacter par VHF le sémaphore le plus proche, ou activer les numéros 05-46-34-00-00 ou 05-46-44-99-10.


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