Comment bien pratiquer le No-kill

No-kill ou ’catch and release’ - extrait Wikipedia : Le no-kill est une pratique développée par les pêcheurs sportifs américains au cours du vingtième siècle. Cette pratique, appelée "catch and release" outre atlantique, consiste à relâcher volontairement et systématiquement les poissons pêchés, qu’ils atteignent ou non la taille légale de capture fixée par la réglementation.


NO-kill en France, catch and release ailleurs.

No-kill est devenu le nom désignant cette pratique en France, suite à une adaptation imagée et plus explicite du terme "catch and release". On parle également de "graciation" ou de "prendre et relâcher". Le terme no-kill n’est pas utilisé dans les pays anglo-saxons.

En France, les pêcheurs de carpe et les pêcheurs à la mouche sont les pratiquants les plus actifs. A l’étranger, en mer, les pêcheurs de poissons à rostre (espadons et marlins) pratiquent de plus en plus souvent le "tag and release", qui consiste à marquer le poisson avant de le relâcher.

La pratique du no-kill enlève totalement à la pêche sa fonction alimentaire et recentre cette activité sur la pêche en tant qu’activité sportive de plein air, le respect du poisson et du milieu.

En eau douce

Dans de nombreuses circonstances, le no-kill a des effets avérés sur les populations de poisson, et peut donc être utilisé comme un outil réglementaire de gestion des populations piscicoles. En France le nombre de "parcours no-kill" (parcours où la pratique du no-kill est obligatoire) est en hausse, sans pour autant atteindre le nombre où le linéaire (moyen ou cumulé) des grands pays de pêche sportive.

En mer

Cette pratique reste très marginale en France en eau salée.
Aux Etats Unis, la pratique du "tag and release" en mer a déja été rendue obligatoire par les autorités pour gérer les stocks de poissons à rostre sans interdire la pêche de loisir. De puissantes associations (The Billfish Foundation par exemple) mettent en avant cette pratique des pêcheurs de loisir pour obtenir des réductions des prélèvements de la part des professionnels afin de partager équitablement la ressource. Le no-kill devient alors également un acte politique.

image www.floridaconservation.org

Efficacité du no-kill

De nombreuses études scientifiques menées en Amérique du Nord tendent à montrer que le taux de survie des poissons relâchés en pêchant aux leurres artificiels avec des hameçons simples est très satisfaisant (atteignant 97%).

Ce taux de survie décroit quand l’utilisation d’appâts naturels est autorisée, sauf avec des hameçons "circle", généralement utilisés pour les grands poissons marins. Pour ne pas blesser les poissons il est généralement recommandé d’écraser les ardillons des hameçons. L’utilisation d’hameçons doubles ou triples est également peu recommandée.

Recommandations

Pour pratiquer correctement le no-kill il est recommandé de ne pas sortir le poisson de l’eau et d’utiliser une épuisette afin de le manipuler au minimum pour ne pas causer de traumatisme. Le poisson doit également être combattu sportivement, c’est à dire avec un matériel permettant de le prendre suffisamment vite pour qu’il ne soit pas trop fatigué pour être remis à l’eau avec de bonnes chances de survies.

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Source documentaire:

  • Il s’agit ici d’un large extrait publié sur Wikipedia page Nokill

Photographies:


Bien pratiquer le No-kill

Remise à l’eau - son efficacité et comment la pratiquer

La grande idée du pêcheur nokill est de penser que le poisson gracié survivra à cette expérience. Le voir s’éloigner lors de la remise à l’eau sans trop de mal, suggère cette idée.
Mais qu’en est-il vraiment?
Il est admis qu’un poisson capturé, sorti de son élément, vit un grand stress dont les effets sont difficiles à évaluer.
Plus grave encore, la graciation génère des blessures ne serait-ce que la pointe de l’hameçon dans les chairs. Ces “bobos” qui nous semblent bénins, pas mortel, vont-ils se cicatriser. Il est encore une fois difficile de mesurer l’impact négatif sur le devenir du poisson. Le harponnage involontaire peut également blesser le poisson. Parfois la blessure est interne quand l’hameçon a été totalement avalé. Ces blessures transforment un poisson en bonne santé en un poisson qui sera peut-être limité dans sa capacité à se mouvoir ou à se nourrir.
Ce dont le pêcheur est certain est qu’un poisson qui saigne ne doit pas être remis à l‘eau.

Pêcher avec un minimum de dégât

Utiliser des hameçons sans ardillon ou en écrasant celui-ci avec une pince. Après un petit temps d’adaptation, on ne perd plus le poisson, gros ou petit. Avantage, le poisson se décroche en un tour de main.

La question de l’épuisette

Les épuisettes sont indispensables dans de nombreux cas, il est difficile de s’en passer.
Pourtant, cet instrument cause des dommages aux nageoires, ôte du mucus protégeant la peau du poisson contre les maladies.Préfèrez l’épuisette conçue à partir d’un filet d’un filet en caoutchouc ou de mailles sans nœud.

La règle des 30 secondes à connaître

Les poissons exposés à l’air pendant 30 secondes ont besoin de 2 heures pour une récupération complète et un retour à un rythme cardiaque normal (étude canadienne sur des truites arc-en-ciel).

Prendre le poisson dans ses mains

Les consignes sont simples:

  • Se mouiller les mains avant de saisir le poisson.
  • Ne pas le serrer trop fort.
  • Décrocher le poisson rapidement. Si l’hameçon est profondément avalé par le poisson, couper la ligne au ras de la bouche et laisser aller le poisson sans lui imposer plus de stress.
  • Eviter le chiffon qui absorbe le mucus.
  • Éviter de le laisser tomber par terre.
  • Utiliser un tapis de dépose, ne posez pas le poisson à même le sol.

Remettre le poisson à l’eau

Il est nécessaire de réoxygéner le poisson, par de lents mouvements d’avant en arrière.


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