Les poissons étranges des océans

Les poissons étranges des abysses et des profondeurs des océans, malgré leur petite taille nous rappellent par leur aspect certains films cultes de science fiction. D’autres sont des monstres par leur longueur et leur poids ou encore certaines caractéristiques de leur corps, et nous interrogent sur les multiples secrets de Mère-Nature.


Baudroie abyssale

Cette baudroie abyssale vit jusque 2000 mètres de profondeur. Elle est la première à être filmée dans son habitat naturel par les scientifiques de l’Institut de recherche rattachés à l’aquarium de Monterey Bay. Elle est toute petite et mesure environ dix centimètres.

Attention poisson digne d’un cauchemar
Baudroie abyssale - photo www.sciencevirale.com

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Chaenophryne longiceps un poisson des profondeurs

D’étranges espèces de poissons ont été découverts dans le Groenland: les Chaenophryne longiceps.
De couleur noire luisante, il possède une multitude de dents acérées. Il mesure environ 17cm de long et fait partie de l’ordre des Lophiiformes.

Ce poisson possède un mode de reproduction très particulier. Les mâles, beaucoup plus petits que les femelles passent la plupart de leur temps à chercher une femelle, leur odorat très performant les aidant à la tâche.
Lorsque ils trouvent enfin une partenaire, ils la mordent et libèrent une enzyme, laquelle dissout la peau de leur bouche et de la partie du corps de la femelle également en contact avec l’enzyme. Ainsi le mâle et la femelle fusionnent au niveau des vaisseaux sanguins. Le mâle se met ensuite à mourir tout doucement, perdant ses organes digestifs, puis son cerveau et ses yeux pour ne laisser que sa paire de testicules qui libèrent alors le sperme.

  • Chaenophryne longiceps (Regan, 1925)
  • Noms locaux : Doux-rêve, ouvre-boîte
  • Famille : Actinoptérygiens
  • Ordre : Lophiiformes
  • Classe : Oneirodidae
  • Taille : 20 ~24 cm - profondeur 500 - 1000 m - Mers tropicales à tempérées

Chaenophryne longiceps - photo Fishbase

Sources documentaires et photographiques


Hippocampe / Cheval de mer

L’Hippocampe (Hippocampus) est appelé familièrement cheval de mer, il appartient à une espèce de poissons à nageoires rayonnées de la famille des Syngnathidés. Deux espèces sont présentes le long de nos côtes, l’ hippocampe à museau court et l’hippocampe moucheté que l’on trouve en méditerranée

Hippocampus barbouri 01

Plus d’info
l’Hippocampe.

Linophryne bicornis un poisson des abysses

Le Linophryne bicornis est un poisson des abysses. En zone obscure, il produit une lumière douce au dessus de sa bouche.

De couleur noire luisante, il possède une multitude de dents acérées. Il mesure environ 17cm de long et fait partie de l’ordre des Lophiiformes.
Ce poisson possède un mode de reproduction très particulier. Les mâles, beaucoup plus petits que les femelles passent la plupart de leur temps à chercher une femelle, leur odorat très performant les aidant à la tâche. Lorsqu’ils trouvent enfin une partenaire, ils la mordent et libèrent une enzyme, laquelle dissout la peau de leur bouche et de la partie du corps de la femelle également en contact avec l’enzyme. Ainsi le mâle et la femelle fusionnent au niveau des vaisseaux sanguins. Le mâle se met ensuite à mourir tout doucement, perdant ses organes digestifs, puis son cerveau et ses yeux pour ne laisser que sa paire de testicules qui libèrent alors le sperme.
Source: (http://www.aquaportail.com)
  • Linophryne bicornis (Parr, 1927)
  • Famille : Linophrynidae / Ordre : Lophiiformes / Classe : Actinopterygii
  • Taille : 3 (mâle) à 18cm (femelle)
  • Situation: Western North Atlantic, south of Hudson Canyon, 39°5’N, 72°27’W

Linophryne bicornis - © 2005 Museum of Comparative Zoology, Harvard University

Plus d’info http://tolweb.org/


Poisson Dracula (Danionella dracula)

Des scientifiques viennent de découvrir un étrange poisson dont les dents ont été remplacées par des crocs faits d’os. Ce poisson a été surnommé «poisson Dracula».

Ne vous effrayez pas, ce poisson ne vous croquera pas alors que vous vous baignez dans un cours d’eau ou un lac, il ne fait que 17 mm de longueur et n’a été retrouvé que dans un seul ruisseau en Birmanie.

Les chercheurs du « London’s Natural History Museum » croient que ce poisson aurait perdu ses dents à travers l’évolution et la sélection naturelle et qu’elles auraient par la suite été remplacées par la croissance d’os en forme de crocs. Ils précisent dans l’article publié dans le journal de la Royal Society que les mâles utilisent leurs crocs pour bousculer d’autres mâles, mais contrairement à Dracula, n’en extraient pas de sang.

Poisson dracula - photo BBC
Poisson dracula - photo BBC

Le docteur Ralf Britz, qui travaille dans la faune de Birmanie depuis plus de 10 ans, a été stupéfait de ces crocs. C’est ce qui l’a poussé à nommer le poisson; « Danionella dracula » en l’honneur du prédateur mythique aux crocs légendaires.

Les spécimens de Danionella dracula sont arrivés par hasard en Angleterre dans un aquarium rempli de poissons. Ils ont d’abord été confondus avec une autre espèce, mais après un an de captivité, ils se sont mis à mourir. C’est à ce moment que Britz les a observés au microscope et a aperçu les effroyables crocs.

Des tests d’ADN révèlent que son plus proche cousin est le « Danio rerio », mais le Danionella dracula présente 44 os de moins. Les chercheurs croient que le poisson Dracula aurait perdu ses dents il y a plus de 50 millions d’années.

Sources documentaires


Poisson-Lune ou Môle (Mola mola)

Le poisson-lune est un poisson de la famille des Molidés. C’est le plus lourd des poissons osseux avec un poids pouvant atteindre la tonne.

Un poisson-Lune capturé par W.N. McMillan of E. Africa, at Santa Catalina Isl., Cal.
1er avril 1910. Poids estimé 1500kg.

The monster sun fish caught by W.N. McMillan of E. Africa, at Santa Catalina Isl., Cal. April 1st, 1910. estimated wt. 3500 lbs
The monster sun fish caught by W.N. McMillan of E. Africa, at Santa Catalina Isl., Cal.
April 1st, 1910. estimated wt. 3500 lbs.

Pseudoliparis amblystomopsis

De mystérieuses créatures par 7700 mètres de fond L’équipe composée de chercheurs anglais et japonais a pu filmer un banc de poissons à 7700 mètres de profondeur dans le Pacifique, au large du Japon. La BBC explique que les chercheurs sont parvenus à filmer 17 poissons encore inconnus, d’une longueur de 30 centimètres environ.

  • Pseudoliparis amblystomopsis (Andriashev, 1955)
  • Famille : Liparidae / Ordre : Scorpaeniformes / Classe : Actinopterygii
  • Taille : 20-30cm

Sur ces images, on peut voir les poissons se débarrasser habilement des restes d’un crabe mort. La découverte des chercheurs est surprenante à plus d’un titre. Jusqu’alors, on imaginait en effet que dans les bas-fonds marins, les créatures se tenaient tranquilles pour économiser leur énergie. La pression est en outre très forte et il y a très peu de nourriture à disposition à une profondeur pareille. Les poissons doivent (donc) remonter un peu plus haut pour se nourrir, ce qu’ils ont probablement fait pour dénicher le malheureux crabe.

Une vie dans l’obscurité absolue

Ces poissons vivant dans le noir complet sont dotés de récepteurs de vibrations situés sur leurs nageoires et leur permettant de repérer leur repas.

«Nous n’avons encore jamais pu observer des créatures vivantes à une telle profondeur, c’est une chance unique, on ne les rencontre normalement que dans les musées, conservés dans le formol. Ils sont en général dans un état déplorable alors que les spécimens que nous avons découverts sont tout à fait charmants», explique un membre de l’équipe, enthousiaste.

Repousser les limites

La fascinante découverte de l’équipe anglo-japonaise permet en outre de repousser les limites du possible. Jamais, en effet, il n’avait été possible de descendre si bas au fond de l’océan. Les chercheurs sont ainsi persuadés que lors de leur prochaine plongée en mars 2009, ils vont descendre encore plus bas et sonderont les eaux de six à neuf kilomètres de profondeur.
Source: http://www.20min.ch/


Régalec le poisson serpent

Le régalec occupe toutes les mers à l’exception des océans Arctique et Antarctique. Il vit entre la surface et une profondeur de -1000 mètres pour ce qui est des observations faites par les scientifiques. C’est le plus long des poissons osseux, certains spécimens échoués sur les plages atteignent 5 mètres avec un record de 11 mètres de long. Le régalec se nourrit de poissons et de céphalopodes et ce n’est pas pour rien qu’il se fait également appeler Rois des harengs.

Cuvier-69-Gymnètre


Requin-Lézard

Le requin-lézard est un requin à l’aspect d’une anguille et aux caractères primitifs. Il est aussi appelé requin frangé ou requin à collerette. On peut qualifier de fossile vivant car il n’a pas évolué depuis des millions d’années. Il vit dans les eaux de l’archipel nippon et se rencontre entre 120 et 1300 m de fond dans les mers japonaises..

Espèce des grandes profondeurs, le requin-lézard se rencontre entre 120 et 1300 m de fond. Avec son allure anguiforme, il peut atteindre 2 mètres de long. C’est une espèce que l’on rencontre rarement sauf accident (prise à la palangre ou animal malade).

frilled shark
Photo www.smh.com

21 janvier 2007 : La capture d’un requin lézard au Japon

Le 21 janvier 2007, le personnel du parc marin de Shizuoka, au sud-ouest de Tokyo, est alerté par des pêcheurs de la présence d’un poisson étrange à l’allure d’anguille et aux dents tranchantes. Capturé par le personnel du parc, le poisson est identifié comme étant une femelle requin-lézard de 1,6 m. Déposé en aquarium, le requin a pu être filmé et photographié. Probablement malade, il est mort quelques heures après la capture.

La vidéo ci-dessous a été diffusée sur toutes les télévisions du monde.

  • Chlamydoselachus anguineus (Garman, 1884)
  • Noms locaux : Requin-Lézard - Requin frangé - requin à collerette - frilled shark
  • Famille : Chlamydoselachidae / Ordre : Hexanchiformes / Classe : Chondrichthyes

Ventastega curonica le Poisson fossile à quatre pattes

Ventastega curonica est le fossile de l’animal à quatre pattes le plus primitif découvert...Une grande question reste de savoir pourquoi les poissons ont commencé à développer ce qui deviendrait plus tard des pattes. Un animal des temps anciens plus tétrapode que poisson...Le fossile de l’animal à quatre pattes le plus primitif découvert

WASHINGTON — Des scientifiques ont découvert en Lettonie les restes de la créature à quatre pattes la plus primitive jamais mise au jour, une percée qui devrait aider à mieux comprendre comment des poissons ont évolué en animaux terrestres capables de marcher.

D’un âge estimé à 365 millions d’années, le fossile de cet animal aquatique, baptisé Ventastega curonica, comprend un crâne, des épaules et une partie du bassin, selon une étude publiée dans la revue "Nature" jeudi. Si le Ventastega correspond probablement à un "cul-de-sac" sur le plan de l’évolution, sa découverte apporte de nouveaux éléments sur la phase de transition dans le passage du poisson aux tétrapodes -animaux dotés de quatre membres dont la "lignée" inclut les amphibiens, les oiseaux et les mammifères.

Ventastega BW

Alors que de précédentes recherches avaient permis de découvrir une créature un peu plus vieille qui tenait plus du poisson que du tétrapode, le Ventastega est lui plus tétrapode que poisson. Il nageait probablement dans des eaux saumâtres peu profondes, devait mesurer 1 à 1,2 mètre de long et manger des poissons. Il possédait vraisemblablement des membres épais se terminant par un nombre inconnu de doigts.

"Vu de loin, il devait ressembler à un petit alligator, mais en vous approchant vous auriez vu une nageoire sur son dos", précise Per Ahlberg, professeur de biologie de l’évolution à l’université d’Uppsala en Suède et principal auteur de l’étude. "J’imagine que c’est un animal qui pouvait se hisser sur les grèves de sable sans aucune difficulté."
Le Ventastega a vécu sur Terre plus de 100 millions d’années avant l’apparition des premiers dinosaures. Les tétrapodes ne sont sans doute pas issus directement de la créature. Il apparaît plus plausible que dans l’arbre généalogique des tétrapodes, celle-ci ne soit qu’une ramification stérile, qui n’a pas conduit aux animaux actuels.
Le Ventastega est le plus primitif des animaux de "transition" découvert à ce jour, mais il y en a de plus anciens qui bizarrement sont plus évolués, souligne Neil Shubin, professeur de biologie et d’anatomie à l’université de Chicago. Ce scientifique a contribué à la découverte du Tiktaalik, un poisson-tétrapode qui représente le "barreau" inférieur sur l’échelle de l’évolution. Le Ventastega se trouve en quelque sorte "à contretemps dans la chronologie" de l’évolution, ajoute-t-il.
M. Ahlbert n’a pas trouvé les pattes ou les doigts de l’animal, mais a pu déduire qu’il possédait quatre membres grâce à la découverte d’éléments clés du bassin et des épaules. Une grande question reste de savoir pourquoi les poissons ont commencé à développer ce qui deviendrait plus tard des pattes. Edward Daeschler, de l’Académie des sciences naturelles à Philadelphie, émet l’hypothèse que, dans des eaux très peu profondes, des créatures comme le Ventastega avaient un intérêt sur le plan de l’évolution à développer la faculté de marcher plutôt que celle de nager.

transition-poisson-vertebre.jpg

Sources documentaires

Photographies Wikipedia , fossilshk.com/

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