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Le bloom de phytoplancton marin

  • 21 mai 200615 juin 2022

Le bloom de phytoplancton marin est provoquée par la dégradation de bactéries, microalgues, zooplancton ou poissons morts.

L’écume de mer

L’écume de mer est provoquée par la dégradation de bactéries, microalgues, zooplancton ou poissons morts. Les brassages provoqués par le vent ou les courants font le reste et crées l’écume de mer.
Mais au printemps, on observe des mousses persistantes pouvant atteindre par endroits des dizaines de centimètres d’épaisseur le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord: c’est le Bloom de phytoplancton.

La floraison printanière des Phaeocystis. Chaque année à la fin du printemps, la Mer du Nord prend une teinte brune. En mer, les filets des pêcheurs sont souillés par une écume que ceux-ci appellent parfois jus de tabac ou encore mauvaise eau ou encore vert de mai.

Mystérieuse écume en Mer du Nord

Le long des plages de sable et lorsque la mer se retire, celle-ci laisse sur le sable une mousse blanche qui vole au vent et dont l’odeur sans aucun doute sent fort la mer.
Cette mousse n’est pas la conséquence d’une pollution accidentelle mais le résultat d’une spectaculaire prolifération d’un plancton végétal marin connu sous le nom de Phaeocystis globosa.

En avril 2003, les chercheurs du centre Ifremer de Boulogne-sur-Mer ont lancé une campagne d’information sur la floraison, appelé aussi bloom, de phytoplancton marin de l’espèce phaeocystis laquelle est à l’origine, chaque année et à la fin du printemps, de cette mousse qui apparaît sur les côtes du Nord de la France.

Bloom de phytoplancton marin au Braek, 2004
Bloom de phytoplancton marin au Braek, 2004

Comment ça marche

La mousse est due à une espèce de phytoplancton appelée Phaeocystis globosa. Rappelons-nous que le phytoplancton est un organisme végétal microscopique qui est à la base de la vie dans les océans.
Décrit pour la première fois en 1955, il a un cycle de vie complexe et, au moins, deux formes différentes connues: soit des cellules isolées, soit un agrégat de cellules regroupées en colonies. Le plancton végétal marin Phaeocystis globosa dispose d’une capacité de prolifération importante et rapide dans les eaux littorales. Il a cette particularité de former de nombreuses colonies gélatineuses.
Ainsi dans le milieu naturel, ces cellules sont englobées dans un mucus. Chaque colonie peut contenir jusqu’à plusieurs milliers de cellules.

Pour se développer, l’espèce requiert beaucoup d’énergie lumineuse et d’un milieu très enrichi en nutriments. Sa distribution géographique s’étend des côtes de la mer du Nord jusqu’aux mers polaires. Elle a également été repérée dans certaines régions septentrionales de l’Atlantique et du Pacifique.
Elle prolifère alors jusqu’à faire quasiment disparaître les autres espèces de phytoplancton.

Un bloom est une poussée rapide de phytoplanctons, entre 1 et 2 mois, au moment où les conditions favorables de croissance comme la lumière, la température, les nutriments, sont réunies et donc au printemps dans le Nord de la France.
La mousse que l’on constate sur les plages et estuaires est le résultat de l’émulsion du mucus lorsque la colonie meurt dans l’eau de mer et quand le vent et la marée agitent l’eau comme pour faire de la mayonnaise.
– Source :

YouTube – Phytoplancton – Planète Océan

Lorsque l’eau se réchauffe et que le soleil brille, il se produit à la surface des océans un phénomène étonnant : un bloom de phytoplancton. Une explosion de vie sous la forme de milliards de micro algues. Ces algues produisent une grande partie de l’oxygène que nous respirons…

– Planet Ocean

Les conséquences pour l’environnement côtier immédiat

L’aspect le plus visible de la prolifération de l’algue est la formation d’écume. Cette mousse lorsqu’elle est présente en quantité, peut constituer une gêne pour les activités touristiques ou professionnelles. Ce mucus peut obstruer les filets et se transformer en mousse d’écume nauséabonde, particulièrement en cas de tempête. L’épaisseur de mousse peut atteindre jusqu’à 2 mètres à certains endroits. Les poissons ont alors tendance à fuir les zones colonisées.

A plus long terme, ces algues libèrent dans l’atmosphère des composés soufrés qui acidifient les eaux de pluie, et, d’une manière plus générale, ont des conséquences sur la formation des nuages et le climat.

Programme National d’Environnement Côtier (PNEC) et particulièrement du « chantier » intitulé Déterminisme du bloom de Phaeocystis et ses conséquences sur l’écosystème Manche orientale-mer du Nord. Ifremer
Efflorescence de Phaeocystis observée en avril 2002 à l’embouchure de la rivière Le Wimereux à marée montante - Photo N. Cuvelier - Ifremer
Efflorescence de Phaeocystis observée en avril 2002 à l’embouchure de la rivière Le Wimereux à marée montante
– Photo N. Cuvelier – Ifremer

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Cet article a été modifié le 21 mai 2006, publié initialement en 2006
Il constitue un outil de documentation pour la pêche de loisirs et n’engage pas la responsabilité du site.

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