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Classification et détermination des animaux

De la classification du vivant à la détermination – De la systématique aux clés de détermination des animaux : la systématique est la méthode pour classer le vivant.
La taxinomie est la classification elle-même, résultante de l’application de la méthode. Nous nous rendrons compte à quel point il est difficile pour le néophyte d’aborder la détermination des espèces.
Mise à jour : Ajout d’une note concernant le classement des plantes.

La classification traditionnelle

La classification traditionnelle ou classique est inspirée des travaux de Linné mais elle fut remise en cause par les dernières découvertes scientifiques (tests ADN). Cette classification est celle que l’on apprenait à l’école il y a encore quelques années et que l’on trouve dans de nombreux livres et sites Internet.

Cette classification est organisée en 5 règnes :

  • bactéries et organismes dépourvues de noyau,
  • organismes unicellulaires,
  • champignons,
  • végétaux,
  • animaux

Les espèces sont classées d’une manière pyramidale dont le sommet est l’espèce :
(vivant) → règne → embranchement → classe → ordre → famille → genre → espèce

Voici un petit passage du roman de Jules Verne Vingt mille lieues sous les mers dans lequel il décrit parfaitement la classification des espèces.
Nous sommes au début du roman, la frégate Abraham Lincoln rencontre enfin le monstre marin Cétacé ou Narval géant. Le professeur Aronnax observait alors cet être exceptionnel.

L’ordre des Cétacés comprend trois familles : les baleines, les cachalots et les dauphins, et c’est dans cette dernière que sont rangés les narvals. Chacune de ces familles se divise en plusieurs genres, chaque genre en espèces, chaque espèce en variétés. Variété, espèce, genre et famille me manquaient encore, mais je ne doutais pas de compléter ma classification…

Vingt mille lieues sous les mers

Nom binominal pour nos bestioles

Un nom binomial ou binom’ est une combinaison de deux mots en latin servant à désigner une espèce précise. Le premier mot correspond au genre et le second désigne l’espèce au sein du genre précité.

Dès le 16ième siècle, Guillaume Rondelet et Pierre Belon utilisèrent ce type d’écriture et son usage fut systématisé par Carl von Linné au 18ième siècle.
Les noms binominaux instaurés par Linné ont remplacé les noms vulgaires comme par exemple, lion en Panthera leo , mouche domestique en Musca domestica

Particularités d’écriture : le nom binominal latinisé s’écrit toujours en italique quand le texte est en typographie romaine, et inversement. Le nom de genre s’écrit avec la majuscule.

L’abréviation « sp. » est utilisé lorsque le nom spécifique actuel de l’espèce ne peut pas ou ne doit pas être spécifié.
L’abréviation « spp. » (pluriel) indique « plusieurs espèces ».
Particularité d’écriture : Ces abréviations ne sont pas en italique.

Exemple : Canis sp. signifie une espèce non spécifiée du genre Canis tandis que Canis spp. signifie deux espèces ou plus du genre Canis.

Pour désigner une espèce non identifiée.
L’intérêt pour le photographe animalier est que, s’il détermine uniquement le genre mais pas l’espèce, il peut ainsi provisoirement identifier l’animal comme par exemple une mouche étant une Musca sp.
Il peut également « tagger » la photographie en « espèce indéterminée ».

Le classement phylogénétique

Les méthodes de la classification dite classique ou traditionnelle ont été dominantes jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, marquée par l’apparition, en 19501, de la systématique phylogénétique.
La classification classique, basée surtout sur l’apparence et le comportement,  a disparu.

Ce sont les résultats des travaux sur l’hybridation de l’ADN – analyses phylogéniques (ou phylogénétiques)-, menés entre autres par Sibley et Monroe, déterminant les liens de parenté, qui sont maintenant les seuls reconnus. C’est une classification parfois difficile à appréhender, pour plus de précisions, consultez :

Les clés de détermination

Une clé de détermination d’animaux (et de plantes) est un chemin décisionnel au cours duquel il suffit de répondre par oui ou par non (ou par vrai ou faux) à un ensemble de critères physiques présentés par l’animal.
A chaque fois qu’une réponse est affirmative, il suffit de suivre le chemin jusque la question suivante. Ainsi s’oriente-t-on vers le nom de l’espèce.

C’est un outil bien pratique mais la qualité de la clé doit permettre d’aboutir au nom de l’espèce le plus rapidement possible. Ce n’est pas toujours aussi simple, croyez moi. Tous les guides animaliers présentent leur clé de détermination, avec plus ou moins de réussite, à chacun d’essayer pour s’en convaincre.
Avant tout achat, je vous conseille de bien valider la clé utilisée dans le guide. J’ai pour exemple un bouquin sur les oiseaux où la clé de détermination se base sur la couleur globale de l’animal, sympa semble-t-il. Pourtant je ne l’utilise pas car à chaque fois je feuillette près de 300 pages à rechercher l’oiseau en question.

Clé de détermination simplifiée qui permet d’aboutir à de grands groupes du vivant Source soutien67.free.fr
Clé de détermination simplifiée qui permet d’aboutir à de grands groupes du vivant
Source soutien67.free.fr

Les plantes – clés de détermination

Les plantes sont des organismes photosynthétiques et autotrophes, caractérisés par des cellules végétales. Elles forment l’un des règnes des Eukaryota. Ce règne est un groupe monophylétique comprenant les plantes terrestres, les algues vertes, les algues rouges et les glaucophytes.

La science des plantes est la botanique, qui dans son acception classique étudie aussi les algues et les cyanobactéries (qui n’appartiennent pas au règne Plantae. L’ancien « règne végétal » n’existe plus dans les classifications modernes.

wikipedia.org
Arbre phylogénétique des plantes, montrant les principaux clades et les groupes traditionnels. Les groupes monophylétiques sont en noir et paraphylétiques en bleu. Maulucioni, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Arbre phylogénétique des plantes, montrant les principaux clades et les groupes traditionnels.
Les groupes monophylétiques sont en noir et paraphylétiques en bleu.
Maulucioni, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Références

En résumé – Pour le photographe

Finalement, compte tenu de la complexité à identifier et classer certaines espèces, je décide de regrouper certaines espèces d’animaux dans la même galerie sans aucune relation scientifique.
Après tout je ne suis qu’un photographe !

  • Actinoptérygien (thon, brochet) + Chondrichthyen (requin)
  • Arachnide (araignée, mygale)
  • Insecte (papillons, mouche)
  • Mammifère (chien, chat, éléphant, souris)
  • Oiseau (autruche, pigeon, coq)
  • Chélonien (tortue) + Crocodilien (alligator, crocodile) + Lissamphibien (grenouille, crapaud) + Squamate (lézards, serpents)
  • Bivalve (huître, moule) + Crustacé (crabe, crevette)
  • Annélide (ver de terre) + Gastéropode (escargot, limace) + Myriapode (mille-pattes)
  • Céphalopode (pieuvre, poulpe) + Cnidaire (méduses) + Echinoderme (étoile de mer)

Et pour ce qui concerne la flore :

  • Plantes terrestres (arbres, arbustes, cactus, fleurs, graines, fruits…)
  • Algues


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Publication initiale: 2019

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