đŸ€  Mon histoire de pĂȘcheur

Cette page retrace mon parcours de pĂȘcheur, des premiers souvenirs d’enfance aux techniques que j’utilise aujourd’hui.
Pour les conseils pratiques, vous pouvez consulter les rubriques du menu.

🎏 1960–1970 : Premiers souvenirs à Quend‑Plage

Les annĂ©es 60–70, c’est lĂ  que tout commence, sans que je m’en rende compte. Avant mes premiĂšres lignes, avant mes carnets, avant mĂȘme l’idĂ©e de pĂȘcher moi‑mĂȘme, il y a eu ces Ă©tĂ©s Ă  Quend‑Plage‑les‑Pins.

Nous Ă©tions enfants, mon frĂšre et moi, une dizaine d’annĂ©es. Le matin, le sable Ă©tait encore tiĂšde, et nous partions Ă  pied depuis le camping du Clos Fleuri, Ă  un peu plus de deux kilomĂštres de la mer.

Une vieille photo argentique me revient souvent en tĂȘte : nous deux, fiers comme des coqs, chacun tenant un poisson plat que notre pĂšre venait de sortir avec ses lignes dormantes. C’était son rituel : partir trĂšs tĂŽt, vĂ©rifier ses deux lignes de fond, revenir avec un poisson encore frĂ©missant. Pour nous, c’était de la magie.

Je me souviens aussi de la quĂȘte des gros vers de sable, pelle en main. Une vraie galĂšre. Et puis cette pratique aujourd’hui oubliĂ©e : la pĂȘche au raccroc. Mon pĂšre lançait un trident mĂ©tallique en le faisant tournoyer, puis raclait le fond en espĂ©rant accrocher un poisson de passage. Nous le regardions, fascinĂ©s par ce geste presque archaĂŻque.

Un jour, il s’est pris un doigt dans un hameçon. Rien de grave, mais assez pour finir aux urgences. Le retour s’est fait dans un silence un peu inquiet. Cet incident a mis fin Ă  la pĂȘche Ă  la maison.

Une autre photo me tient Ă  cƓur : moi, debout dans l’eau jusqu’aux genoux, un petit filet Ă  la main, en train de pĂȘcher la crevette grise. Chaque capture Ă©tait une victoire.

Nous passions aussi des heures Ă  chercher coques et tellines, Ă  vue ou “à la touffe”, en glissant l’index dans le sable pour dĂ©loger la telline cachĂ©e dessous. Le seau se remplissait lentement, au rythme des balades.

Je revois encore les journĂ©es Ă  Malo‑les‑Bains, les visites au Minck de Dunkerque, les carrelets qui montaient et descendaient le long de la jetĂ©e, les pĂȘcheurs Ă  l’anguille prĂšs des bateaux. À la maison, mon pĂšre prĂ©parait de l’amorce au pain, et les cannes en bambou dormaient dans le dĂ©barras.

Ces souvenirs d’enfance sont restĂ©s longtemps comme des images isolĂ©es, rangĂ©es dans des boĂźtes Ă  chaussures ou au fond de la mĂ©moire. Ils n’avaient rien d’un dĂ©but de parcours, juste des moments de vacances, des gestes simples, des odeurs de mer et de sable humide.

Et puis les annĂ©es ont passĂ©. La vie a suivi son cours, loin des plages de Quend et des lignes dormantes de mon pĂšre. La pĂȘche n’était plus vraiment prĂ©sente
 jusqu’au jour oĂč la curiositĂ© est revenue, presque par surprise.


🎏 1999–2001 : Le carnet avant la pĂȘche

À la fin des annĂ©es 90, je ne pĂȘchais pas encore. J’étais simplement curieux, intriguĂ© par cet univers que je ne connaissais qu’à travers quelques images, quelques rĂ©cits, et les livres que j’empruntais Ă  la bibliothĂšque de Lille.

Je passais des heures Ă  feuilleter ces ouvrages comme on explore un monde inconnu. Je recopiais les croquis des montages, les lignes types, les appĂąts recommandĂ©s
 Tout ce qui, pour moi, reprĂ©sentait “la pĂȘche” telle que je l’imaginais.

Ce carnet n’était pas un journal de pĂȘche : c’était un carnet avant la pĂȘche. Un carnet d’apprentissage, de prĂ©paration, de rĂȘves. Le premier signe que quelque chose se mettait en route.


🎏 2001 : Mes tous dĂ©buts

En 2001, j’achĂšte ma premiĂšre canne mer : une grosse tĂ©lescopique de 3 mĂštres avec un moulinet massif. Je me rends vite compte que je n’y connais rien — ni au matĂ©riel, ni aux poissons, ni aux lieux. C’est un moment dĂ©cisif : continuer ou abandonner. Sans personne pour m’aider, je dĂ©cide malgrĂ© tout de me lancer. Peut‑ĂȘtre une Ăąme d’aventurier qui s’ignore.

Je profite des vacances d’étĂ© Ă  Banyuls‑sur‑Mer pour mes premiĂšres vraies parties de pĂȘche, au cap d’Oulne. Il a fallu trouver un dĂ©positaire de vers, apprendre Ă  faire un nƓud
 et gĂ©rer une canne tĂ©lescopique, moulinet. Un apprentissage laborieux, mais formateur.


🎏 2002 : Douze mois pour apprendre

En 2002, j’ai commencĂ© Ă  pĂȘcher pour de vrai. Je dĂ©couvrais tout : les montages, les appĂąts, les postes, les erreurs de dĂ©butant. Je faisais comme je pouvais, en observant les autres et en essayant de comprendre.

J’Ă©tais en contact avec Julien, un gars de l’APLD1, que je rencontrais presque rĂ©guliĂšrement Ă  cette Ă©poque sur les plages du Braek et de Leffrinckoucke ou encore au MinĂ©ralier lors des petits coefficients de marĂ©es. Il m’a beaucoup appris.

Ces douze mois m’ont permis de poser les bases. Pas de grandes prises, pas d’exploits, mais beaucoup d’essais et de petites avancĂ©es. C’est lĂ  que j’ai vraiment commencĂ© Ă  devenir pĂȘcheur.

🎏 2003 : DĂ©buts en Ă©tang

En 2003, je me lance avec une carte de pĂȘche fĂ©dĂ©rale et une petite canne tĂ©lescopique de 4 mĂštres. Je fais mes premiĂšres sorties au lac du HĂ©ron, puis autour de la citadelle de Lille. TrĂšs vite, je rĂ©alise que la rĂ©glementation est plus compliquĂ©e que prĂ©vu : la carte fĂ©dĂ©rale ne suffit pas toujours, certaines eaux demandent une cotisation supplĂ©mentaire, et les histoires de rĂ©ciprocitĂ© ne sont pas simples. Mes dĂ©buts en eau douce sont donc assez frustrants.

Un jour, en passant Ă  vĂ©lo prĂšs de l’étang de Wambrechies, j’observe un groupe de pĂȘcheurs qui semblent tous se connaĂźtre. L’ambiance est conviviale et l’endroit n’est qu’à 15 minutes de chez moi. C’est ainsi que je commence Ă  pĂȘcher en Ă©tang, en apprenant grĂące aux pĂȘcheurs et aux gardes.


🎏 2002–2003 : Mes K7 et DVD

À cette Ă©poque, les vidĂ©os pĂ©dagogiques ont jouĂ© un rĂŽle essentiel dans ma progression. Voici celles qui m’ont le plus marquĂ©.

2002 : Initiation au surfcasting

Une pĂ©pite produite en 1999 par PĂȘche en Mer, avec Denis Mourizard.
👉 Voir la K7 sur YouTube
👉 Lire mon article dĂ©diĂ© : Initiation au surfcasting

2002 : Montages modernes de surfcasting

Un film prĂ©sentĂ© par Pascal Charoulet et rĂ©alisĂ© par Éric Beauducel, qui m’a ouvert aux bas de ligne modernes et aux rotatifs en gaine nĂ©oprĂšne.
👉 Fiche du film sur Videotel

2003 : PĂȘche au coup de A Ă  Z

Un film de Robert Berlioux, rĂ©alisĂ© par Guy Prouin, qui m’a donnĂ© une vision claire de la rĂ©alisation des lignes pour l’étang.
👉 Fiche du film sur Videotel


Toutes ces Ă©tapes, parfois hĂ©sitantes, parfois marquantes, ont construit ma maniĂšre de pĂȘcher aujourd’hui. Ce blog en est la continuitĂ© : un mĂ©lange de souvenirs, de pratiques et de transmission.

  1. Association des PĂȘcheurs du Littoral Dunkerquois. ↩

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