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La pêche en bord de mer et en étang

Le Lieu Noir ou Colin sur les étals

Lieu noir - Photo Fishbase

Le Lieu Noir est aussi connu sous son nom commercial Colin et se différencie de son voisin le lieu jaune. A noter que le terme de Colin se réfère à divers poissons sur les étals comme le merlu ou le lieu noir.

Lignes pour la pêche au toc selon la force des courants et des obstacles

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Les lignes pour la pêche au toc en bord de mer sont montées sur place et tiendront compte des spécificités des lieux : force des courants, des vagues, des obstacles. L’idée directive reste toujours la même: laisser la ligne dériver dans le courant tout en évitant d’accrocher le fond.
Quant à la plombée, celle-ci pourra être lourde avec les plombs regroupés pour des courants puissants ou des trous profonds, ou plus légère avec moins de plombs plus espacés pour la pêche sur des zones plus calmes.
De nombreuses variantes sont possibles mais la simplicité reste un gage de succès.

Baudroie abyssale | Poisson étrange

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Cette baudroie abyssale qui vit jusqu’à 2000 mètres de profondeur. Elle est la première à être filmée dans son habitat naturel par les scientifiques de l’Institut de recherche rattaché à l’aquarium de Monterey Bay. Elle est toute petite et mesure environ dix centimètres.

La pêche au cordeau ou libouret

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Les précurseurs du surf-casting - Nous sommes en septembre 1950, Pierre Lartigue raconte dans le Chasseur Français comment on pêchait au cordeau dans les années 1935-1940 sur les plages landaises.

Noeud de plein poing ou comment faire une boucle simple

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Le noeud de plein poing est généralement utilisé pour raccourcir la longueur d’un cordage en réalisant une boucle qui ne coulisse pas.
En pêche de loisir, on retrouve le noeud de plein poing généralement au bout de la ligne de pêche au coup pour y raccorder un bas de ligne en utilisant un assemblage dit boucle dans boucle.
Ce noeud est facile à exécuter et ne risque pas de se défaire si la tension se relâche mais il sera quasiment impossible de le défaire. Seule solution, couper le fil.

Pêche de la dorade royale aux Saintes-Maries-de-la-Mer

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La méfiance légendaire de la dorade royale (ou daurade) est bien connue. Pourtant, en été, sur les épis et jetées des Saintes-Maries-de-la-Mer c’est bien à la calée qu’on la pêche. Il n’est pas rare de voir les pêcheurs alignés tous les trois mètres. On comprend alors qu’il n’est pas possible de laisser dériver ni la ligne, ni le plomb sans gêner ses voisins.
On pêche à plomb posé, canne bloquée au sol et frein serré. Attention à la touche, ça déménage!.
Le montage pour la pêche de la dorade est des plus classiques, un plomb coulissant hexagonal à crans et un long bas de ligne. Un soin important sera apporté au choix de l’hameçon qui devra être solide, dit fort de fer.

Pêche au toc du rouget de roche ou rouget barbet

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C’était il y a quelques années au cap d’Oulne à Banyuls-sur-Mer et au levé du jour... 
La pêche au toc, technique de pêche à la truite de rivière, s’accommode très bien pour la pêche des petits poissons de roche. L’action de pêche reste la même, le pêcheur approche discrètement de son lieu de pêche tout en restant en retrait de la rive ou en se cachant dans la végétation lorsque celle -ci est présente. La ligne dérive dans le courant, lestée de quelques petits plombs. A la touche, les sensations sont garanties.

Accrocher la pâte à l'hameçon

Comment escher la pâte

Ou comment escher la pâte à pain. Il suffit de prélever l’équivalence d’une petite bille que vous aplatissez légèrement.

Une amorce à base de pain pour la pêche du mulet

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Le pain classique du boulanger tient mal à l’hameçon, ou très peu de temps et pourtant le poisson en raffole alors autant ne pas s’en priver. C’est donc sous forme d’amorce que l’on pourra l’utiliser.
Voici une façon de préparer de la pâte de pain que m’avait expliquée un pêcheur qui se trouvait sur les mêmes lieux que moi il y a déjà quelques temps.

Pour l’appât, il me semble idéal d’utiliser du pain Chaillou, le seul qui tienne à l’hameçon.

Bernard l’Hermite | Crustacé de Mer

Un article du Chasseur Français de 1950 nous renvoie quelques décennies en arrière et nous rappelle comment nos parents et arrières-parents appréhendaient la pêche. ..
Parmi les crustacés, les zoologistes distinguent de nombreux sous-ordres. Mais, pour le commun des mortels, un seul de ces sous-ordres compte : celui des décapodes, des dix-pieds. C’est lui, en effet, qui comprend les espèces les plus courantes, du moins dans les poissonneries, sinon dans le plancton marin ! D’un côté, langoustes, homards, crevettes, écrevisses et autres crustacés à grande queue, les macroures ; de l’autre, les crustacés à abdomen peu développé, les brachyoures , les crabes. Entre les uns et les autres, dont nous avons déjà parlé ici, les anomoures, crustacés à abdomen anormal, qui se réduisent dans nos mers aux bernards-l’ermite.

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D’un coup de pierre, on écrase la coquille. Parmi les débris calcaires, la petite bête agite ses pattes cuirassées, tord son ventre nu. On sépare, entre deux doigts, cet abdomen rose qui, par sa forme, appelle déjà l’hameçon où le voici empalé bientôt. Et les poissons, qui n’ont jamais pu goûter au boudin tendre et dodu si bien protégé au fond d’une coquille, se verront offrir ce morceau de roi en un fallacieux repas.

Pauvre bernard-l’ermite ! Il paye d’avoir toujours caché son ventre grassouillet dans une coquille volée ... L’affaire doit remonter à des temps très lointains. Quand un crustacé mue, il se sent « tout chose » de n’avoir plus qu’une chair molle ; alors, privé de sa carapace protectrice, il essaie de se dérober dans quelque retrait qui l’abrite et il n’en bouge plus tant que ses téguments ne se sont pas durcis. Or donc certain bernard dut avoir, jadis, l’astuce de s’abriter dans une coquille vide. Le domicile lui parut si confortable qu’il ne le quitta plus. Aussi, juste rançon d’une vie trop facile, sa chair ne s’est pas affermie et, même, s’est amollie.

Il est facile aux enfants de cueillir des bernards-l’ermite près du rivage, sur les moindres rocailles. Les coquilles à pattes se distinguent aisément de celles qui contiennent encore leur vrai propriétaire, leur constructeur, le mollusque : elles n’adhèrent point aux rochers. Et les voilà dans les seaux peints de bateaux à voile. C’est amusant, ces coquilles qui trottent ! Si l’eau est plus profonde, une cuillère tordue attachée à un bambou permet de les ramasser au fond.

Mais les professionnels utilisent des paniers d’osier hémisphériques qu’ils mouillent en profondeur et qui leur donnent des bernards-l’ermite beaucoup plus gros que ceux du bord. Professionnels, le mot n’est pas exagéré, sur le littoral provençal du moins : il existe à Marseille de véritables spécialistes qui ne pratiquent qu’une seule pêche, celle des piades, car tel est le nom provençal des bernards, comme soldats le nom normand, et pagures le véritable nom, le nom scientifique. Sur la côte, entre Marseille et le delta du Rhône, il n’est pas rare de voir mouiller des chapelets de 100 à 200 nasses. Mais nous ne prétendons pas qu’on voit à la surface leurs bouées de liège : rien, en effet, ne les signale. Deux fois par semaine, leurs propriétaires vont les relever, accrochant avec un grappin la corde qui les relie l’un à l’autre. De Marseille, les piades sont expédiés à tous les ports méditerranéens, où ils constituent un des principaux appâts.

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Sur le rivage, les coquilles que choisissent les pagures sont petites, le plus souvent des natices, des cérites, des troques, des littorines. Dans les nasses, des fonds de 10 à 30 mètres, on remonte surtout des pagures qui ont pour demeure de plus grosses coquilles, surtout des murex. Enfin, si des filets en ramènent de zones plus profondes, on trouve des pagures dans les plus gros spécimens de coquilles, buccins, tritons ou cassidaires ; et les hôtes de ces palais émaillés à la belle architecture contournée peuvent atteindre la taille d’une petite langouste. Devant ces monstrueux exemplaires (on en voit souvent dans les aquariums), on a peine à les croire de même espèce que les bestioles qui remuent leurs pattes à leur fenêtre dans les seaux des enfants.

Ils sont rouges, formidablement armés. Deux paires de longues antennes, deux grosses pinces en massue dont la droite, plus forte, sert de porte à la demeure, huit paires de pattes, et cette affreuse bouche des crustacés aux pattes-mâchoires toujours en mouvement comme des pièces d’horlogerie. Par là-dessus, deux gros yeux noirs, perles montées sur pédoncules. On croirait quelque guerrier à la puissante armure, en particulier un samouraï japonais. Il est admis que c’est cet aspect si redoutable qui vaut à ces animaux le nom de soldat sous lequel ils sont connus en Normandie, celui de soldiers-crab qu’ils portent en Angleterre. Mais ne serait-ce point plutôt parce qu’ils montent éternellement la garde à l’entrée de leur guérite ?

À vrai dire, les dix paires de pattes annoncées par le nom du sous-ordre des décapodes n’apparaissent pas clairement : une paire porte les pinces, deux paires forment les pattes marcheuses ; les dernières paires sont atrophiées et, souvent, rejetées sur le dos, leur développement étant contrarié par le frottement de la coquille dont elles sortent à peine. Quant au reste du corps, vous ne le verrez pas : ce soldat protège ses derrières. Tout au plus pourrez-vous entrevoir un peu de sa nudité rose lorsqu’il se tendra hors de sa maison pour saisir une proie.

À moins de le surprendre quand le voleur de maison change de demeure, pour cause d’agrandissement interne, ce qui est tout une affaire, et passionnante à observer.

Pierre DE LATIL. - Le Chasseur Français N°665 Juillet 1952 Page 410

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Plus d’information sur Wikipedia

Video Youtube: Changement de coquille de bernard l’ermite